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Nouveaux usages, nouveaux défis pour l’assurance, Finance & Marchés

L’évolution des modes de consommation force les assureurs à s’adapter.

Airbnb, Drivy, BlaBlaCar… L’économie « du partage » semble avoir de beaux jours devant elle. Et, comme pour les autres secteurs d’activité, son développement peut difficilement s’imaginer sans les assureurs . « Nous avons un rôle important à jouer, puisque l’économie du partage est basée sur la confiance », estime Pascal Demurger, le directeur de la Maif, qui vient d’entrer au capital de Koolicar, un site de location de voitures entre particuliers.

Mais, pour les assureurs qui s’intéressent à ce domaine d’activité, il s’agit d’opérer une véritable petite révolution. Ils doivent en effet prendre en compte de nouveaux modes de consommation qui font que, par exemple, des particuliers louent leur voiture (parfois à plusieurs reprises au cours d’une même journée !) ou leur appartement à des inconnus. « On assure un moment, un usage, et plus seulement la propriété d’un bien », résume Pascal Demurger.

Pour corser l’affaire, ils sont face à une autre difficulté : le manque de statistiques. Ces sociétés étant très jeunes, les assureurs ne disposent pas encore d’un historique de sinistralité très fourni. « Il a donc fallu prendre un risque et essayer de tarifer au mieux à partir d’hypothèses », explique Pascal Demurger. Mais « on constate une sinistralité plus faible que sur notre portefeuille automobile classique. Les personnes qui conduisent le véhicule d’une autre personne ou qui transportent des passagers qu’ils ne connaissent pas se comportent différemment », précise-t-il. Koolicar a pris des précautions en n’acceptant que des personnes ayant un véhicule récent et en bon état et des conducteurs présentant un bon profil de risques. « A terme, si l’autopartage se généralise, il est tout à fait possible que les assureurs fassent évoluer leur tarification en dissociant dans les contrats les informations qui concernent le véhicule et celles sur le ou les conducteur(s) en affectant un bonus-malus à chaque conducteur », anticipe Benjamin Poudret, actuaire et consultant chez Actuaris.

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